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Hier, j’ai pris la route des Ardennes de manière plutôt inattendue parce que la pêche dans ma région ne me convient pas…. Et j’aime bien faire quelque chose de rafraîchissant pour changer. Le barbeau devait être au rendez-vous, tout juste faisable après la crue des eaux et juste avant que la chute des feuilles et les vents d’automne ne rendent la pêche en rivière difficile. J’étais loin de me douter qu’il ferait 18 degrés. Un cadre magnifique et un peu de soleil sur la tête, que demander de plus ?
J’ai fait quatre postes, sur la première j’ai trouvé un gros chevesne après avoir lancé, mais quand j’ai réalisé que le fond était constitué d’une couche de vase partout, c’était temps de partir. Bonne poste, mais pas maintenant. A la poste suivante, il n’y avait rien. Je me suis donc mis à la recherche d’une eau plus profonde. L’endroit suivant était plutôt bruyant, mais m’a permis de repérer deux beaux barbeaux. J’ai été rejoint par un homme extrêmement sympathique qui s’est assis légèrement en aval de moi. Nous avons parlé de brochets, de bateaux, Irlande, de grosses perches et truites et de barbeaux. Parfois, ce n’est pas fréquent, on rencontre quelqu’un qui ressent et pense exactement la même chose en termes d’intérêts. J’ai trouvé cette conversation plus intéressante que le barbeau que je venais d’attraper.
Il n’a pas eu de chance avec sa santé, son cœur ne veut pas coopérer et la peur de la fin est dans sa tête tous les jours. Il n’est pas facile d’offrir un soutien mental à un homme confronté à de tels problèmes. Mais les pêcheurs parlent la même langue et nous avons tous les deux eu quelque chose à gagner de cette conversation, je pense.
Nous nous sommes quittés en nous serrant fermement la main et en nous disant au revoir…..
Au prochain endroit, je n’avais jamais pêché auparavant. Google Maps est votre ami !
Cette poste avait l’air magnifique, mais après l’avoir sondée, j’ai su que cette poste ne serait rien non plus. Et c’est ce qui s’est passé.
Au soleil couchant, je suis rentré chez moi en pensant à la conversation de cet après-midi.
Nous ne pouvons pas penser à notre fin, nous vivons aujourd’hui.
Conversation mémorable…